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ors de mon sĂ©jour Ă* Cuba, en fĂ©vrier dernier, je rencontrais le premier grand-maĂ®tre couronnĂ© par la FIDE depuis la RĂ©volution, Silvino Garcia, et profitais d’interroger ce tĂ©moin sur la prestigieuse Olympiade de 1966. L’Olympiade de La Havane fut la seconde organisĂ©e en AmĂ©rique, après celle de Buenos Aires 1939. Quelles sont les raisons qui ont permis sa rĂ©alisation Ă* Cuba ? Après la RĂ©volution, les États-Unis ont instaurĂ© un blocus pour isoler Cuba. L’Olympiade d’échecs fut le premier grand Ă©vènement qui eut lieu sur l’île (après la RĂ©volution de 1959). L’un des objectifs Ă©tait de rĂ©tablir des relatons diplomatiques avec le monde entier. De nombreuses personnalitĂ©s qui ne faisaient pas partie du monde des Ă©checs furent invitĂ©es. Fidel Castro a-t-il jouĂ© un rĂ´le important dans l’organisation de l’Olympiade ? Fidel a surtout fait la RĂ©volution. Il Ă©tait prĂ©sent Ă* la cĂ©rĂ©monie d’ouverture et il est venu très souvent observer les parties. L’organisation fut confiĂ©e Ă* JosĂ© Luis Barreras, vĂ©ritable cheville ouvrière, soutenu par des personnalitĂ©s importantes du gouvernement. (La Revue Suisse d’Echecs mentionne qu’un millier de Cubains avaient contribuĂ© au bon dĂ©roulement de l’Olympiade ! – GB). Sur le plan technique, elle fut un modèle d’efficacitĂ©. Ce fut un grand succès Ă* l’époque. L’Olympiade de La Havane a battu un record de participation avec 52 Ă©quipes. Aucune Olympiade oĂą j’ai eu l’occasion de jouer n’a ensuite atteint ce niveau d’excellence (10 Olympiades en tant que joueur – GB). Les joueurs avaient tout Ă* profusion. On pouvait choisir son menu Ă* la carte, et un joueur venu d’Uruguay a mĂŞme commandĂ© tout ce que l’on pouvait trouver sur la carte ! Les organisateurs essayaient de satisfaire tous les dĂ©sirs des participants. Bobby Fischer demanda une voiture avec chauffeur et, tous les matins, il se promenait dans La Havane en analysant ses parties. Fischer fut-il le vrai hĂ©ros de cette Olympiade, au dĂ©triment des SoviĂ©tiques ? Il fut effectivement celui qui retint le plus l’attention. La rencontre États-Unis-URSS fut d’abord dĂ©clarĂ©e gagnĂ©e par les SoviĂ©tiques par forfait (lors de la 1re ronde du tour final qui devait se jouer le samedi 5 novembre, il avait Ă©tĂ© convenu que la rencontre dĂ©buterait Ă* 18h au lieu de 16h, pour respecter le sabbat pratiquĂ© par Fischer, mais, au dernier moment, les SoviĂ©tiques refusèrent de cĂ©der devant les exigences de l’AmĂ©ricain et l’arbitre tchèque Sajtar sanctionna les États-Unis avec une dĂ©faite 4-0 par forfait – GB). Après moult pĂ©ripĂ©ties, le match fut rejouĂ© le 14 novembre. Sans aucun doute, le moment le plus intense de toute l’Olympiade. Bobby obtint une bonne position dans une Ruy Lopez face Ă* Spassky, avant de tomber dans un piège pour se retrouver en difficultĂ©. Fischer demanda alors un grand verre de jus d’orange rempli Ă* ras bord. Il l’a rapprochĂ© de ses lèvres, sans le boire, puis il a jouĂ© son coup avant de poser son verre, toujours sans le boire. La partie se termina par la nulle. Après la partie, l’interprète officiel lui demanda pourquoi il n’avait pas bu son verre. Fischer rĂ©pondit : « C’était pour montrer Ă* Boris que, dans cette position critique, ma main ne tremblait pas ! » SPASSKY 1966 : LE DÉFI MENTAL DE FISCHER Voici cette partie historique, vue par Frank Brady : « On refusa l’entrĂ©e Ă* des centaines de personnes, mais cette foule ne fut pas complètement déçue. Ă€ quelques dizaines de mètres, face au cinĂ©ma Radiocentro, se trouvait un Ă©chiquier lumineux de dix mètres de haut oĂą l’on pouvait suivre le dĂ©roulement de la partie Fischer-Spassky. Des centaines de passionnĂ©s s’agglutinèrent, au pied de l’écran et mĂŞme dans la rue, pour suivre et commenter le moindre coup des champions. » â–* DANS LE RÉTROVISEUR BORIS SPASSKY 10e CHAMPION DU MONDE COMMENTE R. J. Fischer – B. Spassky Partie Espagnole (C93) La Havane 1966 Olympiade (ronde 2) 1.e4 e5 2.hf3 hc6 3.bb5 a6 4.ba4 hf6 5.0–0 be7 6.re1 b5 7.bb3 0–0 8.c3 d6 Au tournoi de Santa Monica, j’avais choisi le gambit Marshall contre Fischer. Cette fois, j’optais pour la variante solide, mais passive de Smyslov. » (1-0 en 50 coups Fischer-Spassky Ă* la Piatigorsky Cup 1966 - GB). 9.h3 h6 10.d4 re8 11.hbd2 bf8 12.hf1 bd7 13.hg3 ha5 14.bc2 c5 15.b3 15...cxd4 16.cxd4 Ce coup condamne les Noirs Ă* une dĂ©fense très difficile et pĂ©nible sans un quelconque contre-jeu. Par consĂ©quent, 15...hc6 Ă©tait prĂ©fĂ©rable, bien que les Blancs obtiennent les meilleures possibilitĂ©s après 16.d5. 16...hc6 17.bb2 g6 18.qd2 bg7 19.rad1 qb6 20.hf1 rad8 21.he3 Les Blancs ont transfĂ©rĂ© leur Cavalier g3, une case dĂ©favorable, en renforçant ainsi la pression au centre. 21...qb8 22.bb1 qb7 23.rc1 Les Blancs sont en position de manĹ“uvrer et de regrouper leurs forces pour l’attaque. Les Noirs nĂ©anmoins ne peuvent qu’attendre. 23...kh7 Fautif est 23...exd4 24.hxd4 hxe4?? (24...rc8) Ă* cause de 25.bxe4 rxe4 26.hxc6 bxc6 27.bxg7 kxg7 28.qc3+. 24.a3 bc8 25.bc3 bd7 26.qb2 qb8 27.b4! Maintenant, les Blancs sont en mesure de faire revivre rapidement le Fou de cases blanches, ce qui renforce considĂ©rablement leur position. 27...kg8 28.rcd1 hh7 29.ba2 hg5 Avec cette manĹ“uvre, les Noirs cherchent Ă* clarifier la situation au centre. 30.hxg5 hxg5 31.dxe5 dxe5 Après 31...hxe5, la situation des Noirs restait difficile. 32.hd5 he7 Après la partie, on a portĂ© des accusations sur ce coup et proposĂ© Ă* la place 32...hd4 (voire 32...g4!? Yudashin), cependant les Blancs pouvaient renforcer leurs menaces avec 33.qd2 he6 34.g3 suivi de kg2, rh1, h4. La situation restait difficile pour les Noirs. 33.hxe7+rxe7 34.qd2 bf6 35.qd6 kg7 La situation est très grave pour les Noirs. Ici, les Blancs auraient dĂ» poursuivre au mieux avec 36.re3! mais Fischer a Ă©tĂ© induit en erreur par le gain d’un pion, pour se retrouver lui-mĂŞme de manière inattendue dans une situation embarrassante. 36.qxa6? rc8! 37.rd6 Georges Bertola : c’est le coup que Fischer avait jouĂ© le verre Ă* la main ! Il n’y a pas d’autre choix, si 37.ba1 be6 38.bxe6 (38.rd6!? ra7 39.rxe6 rxa6 40.rxa6 est Ă* considĂ©rer - GB) 38....rxe6 39.qa4bd8 et les Noirs gagnent. 37...rxc3 38.rxf6 be6! Gagne la qualitĂ©. GB : sur 38...bc8 39.qa5 kxf6 40.qd8!! avec la menace de mat via h8 Ă©tait ce que Fischer avait prĂ©vu. 39.rxe6 fxe6 40.rd1 qb7 GB : ici, la partie fut ajournĂ©e. C’était mon dernier coup en zeitnot. Il laisse Ă©chapper un gros avantage. Il fallait jouer 40...qf8! recommandĂ© par Petrossian après la partie. Une analyse a dĂ©montrĂ© que les Blancs ne peuvent contenir une attaque noire sur le pion f2. 41.qxb7 Les analyses de la position après l’ajournement ont dĂ©montrĂ© que la partie Ă©tait nulle. 41...rxb7 42.bxe6 rxa3 43.kh2 ra4 44.rb1 rc7 45.f3 Alberic O’Kelly : les Blancs terminent l’édification de leur forteresse. 6 45...ra6 46.bb3 ra3 47.rb2 ra1 48.kg3 kf6 GB : ce coup naturel expose le Roi par rapport Ă* 48...kh6. 49.kg4 rc3 50.bd5 raa3 51.h4 gxh4 52.kxh4 ra1 53.rd2 53...raa3 Chercher Ă* gagner le pion « b » aurait permis Ă* Bobby de conclure brillamment après 53...rb1 54.ra2! rxb4?? 55.ra7! et le mat est imparable : 55...g5+ 56.kh5 suivi de 57.rf7 mat. Si les Noirs voulaient jouer pour le gain, 53...ra4!? Ă©tait plus pointu. 54.kg4 rd3 55.re2 rac3 56.ra2 ra3 57.rb2 Et la nulle fut conclue. 0,5-0,5 â–* Les commentaires de Spassky sont intĂ©ressants Ă* plus d’un titre. Non seulement, ils retracent le dĂ©roulement de la partie sans trop approfondir sur le plan technique, mais sur le plan psychologique, curieusement, Spassky nous rĂ©vèle une tendance Ă* sous-estimer ses propres ressources dĂ©fensives. Le GM Gheorghiu rapporta : « Lorsque tu jouais face Ă* Bobby, c’était quelque chose de spĂ©cial, tu sentais une pression physique incroyable, je n’ai jamais ressenti cela face Ă* d’autres joueurs. » SĂ©duction cubaine Silvino Garcia de poursuivre : « C’était la première fois que Fischer venait Ă* Cuba, depuis la RĂ©volution. Il Ă©tait venu une première fois, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent. Le Fischer qui a jouĂ© Ă* La Havane n’était pas celui que la presse dĂ©crivait. Il a signĂ© beaucoup d’autographes, Ă©tait respectueux de ses adversaires et analysait souvent après les parties. Lorsque je lui ai proposĂ© un coup dans une variante, Fischer le prit en considĂ©ration avec le commentaire suivant : « OK, nous allons jeter un coup d’œil pour voir ce que cela donne. » Après l’Olympiade, il visita quelques villes dont Cienfuegos. Apparemment, cela lui a beaucoup plu et il a mĂŞme fait une demande officielle pour rester quelques temps Ă* Cuba, mais elle lui a Ă©tĂ© refusĂ©e par son gouvernement. Pourquoi Petrossian, tenant du titre mondial, Ă©vita-t-il la confrontation avec Bobby ? Ce n’est pas tout Ă* fait exact car dans la première rencontre qui n’a pas eu lieu, Fischer devait ĂŞtre opposĂ© Ă* Petrossian ! Fischer domina ses adversaires au 1er Ă©chiquier (+14 =2 -1). Il encaissa sa seule dĂ©faite face Ă* Gheorghiu après avoir refusĂ© le partage du point que lui offrĂ®t le champion roumain. Ce ne fut pas le cas du tenant du titre, Petrossian, qui Ă©vita soigneusement les confrontations face aux meilleurs ? Cela me semble naturel. En tant que champion du monde, il ne voulait probablement pas prendre le risque de perdre une partie ! Spassky pour punir Fischer Serov, un membre du KGB Ă* la tĂŞte de la dĂ©lĂ©gation soviĂ©tique, affirma : « Cette fois, nous dĂ©cidâmes de ne pas faire appel Ă* Petrossian. Nous pensions que son titre de champion du monde justifiait nos rĂ©ticences Ă* ne pas laisser Fischer impuni face Ă* son manque de respect. » Pourtant, le 25 octobre 1966, une partie non officielle avait opposĂ© le champion du monde Ă* Bobby Fischer. C’était Ă* l’issue de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture de l’Olympiade, qui s’était tenue sur la Place de la CathĂ©drale. 20 000 spectateurs avaient assistĂ© Ă* une partie vivante qui reproduisait la partie Lasker-Capablanca du tournoi de Moscou 1936. Voici ce que me rapporta l’historien cubain Jesus Gonzalez Bayolo : « Après avoir rejoint le Hall des Ambassadeurs de l’hĂ´tel Habana Libre, Barreras prĂ©senta de nombreuses personnalitĂ©s du monde des Ă©checs Ă* Fidel Castro. Castro-Petrossian 1 Vint le tour d’un joueur mexicain Filiberto Terrazas, homme de grande culture et ami de l’ancien PrĂ©sident Lazaro Cardenas. Une vieille connaissance de Fidel, ce qui crĂ©a immĂ©diatement une atmosphère dĂ©tendue et chaleureuse entre les deux hommes. Fidel lui proposa une partie et, parmi les spectateurs, se trouvait Petrossian, qui intervint pour souffler les coups au Commandante. Terrazas se rendit compte qu’il ne jouait pas seulement contre Fidel, mais aussi contre le champion du monde en personne. Il regarda autour de lui et fit appel Ă* Bobby, qui Ă©tait parmi les spectateurs. La partie se poursuivit entre Petrossian et Bobby qui dictaient les coups, alors que Terrazas et Fidel dĂ©plaçaient les pièces. Une partie qui aurait pu devenir historique, mais malheureusement personne ne prit la peine de la noter ! Au final la victoire revint au tandem Fidel-Petrossian. » Terrazas-Fischer 0 Le tĂ©moignage de Filiberto Terrazas, extrait de la revue Jaque Mate de novembre 1966, concorde : « Ă€ l’improviste, prĂ©cĂ©dĂ© par le brouhaha de la foule, Fidel fait son apparition. Je dis Fidel parce que c’est ainsi que l’appelle le peuple. Je l’observe de loin, il est de bonne humeur, conversant aimablement avec les Italiens, Français, Yougoslaves, Chiliens. Soudain, il est Ă* mes cĂ´tĂ©s, le directeur de l’olympiade JosĂ© Luis Barreras me prĂ©sente. Il fait remarquer en observant mon badge que je viens de Mexico. Nous parlons du dĂ©veloppement des Ă©checs mexicains lorsque, Ă* ma grande surprise, il m’invite Ă* jouer une partie contre lui. Tout s’est enchaĂ®nĂ© rapidement, nous nous sommes assis face Ă* face devant une table prĂŞte Ă* ĂŞtre utilisĂ©e pour la ronde initiale, qui devait se jouer le lendemain. Instrumentalisation Fidel, avec les Blancs, ouvre du pion Roi. Connaissant ses qualitĂ©s de joueur, j’opte pour la dĂ©fense Française, une variante attribuĂ©e Ă* Nimzovich. Alors, je remarque que Tigran Petrossian, champion du monde, se trouve Ă* ses cĂ´tĂ©s. Il intervient dans la conduite des pièces blanches, face Ă* mon attaque, pour obtenir rapidement l’avantage. Ă€ mon tour, je regarde autour de moi pour demander de l’aide Ă* Bobby Fischer, qui se trouvait Ă* cĂ´tĂ© de mon compatriote Alfredo Iglesias. De façon fortuite, notre partie se transforma en une partie en consultation : Fidel Castro-Tigran Petrossian conduisant les pièces blanches et Filiberto Terrazas-Bobby Fischer, les pièces noires. Nos adversaires obtinrent bientĂ´t un pion passĂ©, avancĂ© sur l’aileRoi, qui nous contraignit, Fischer et moi, Ă* dĂ©poser les armes. » La morale Ă©tait sauve. Les « United Snakes » et leur alliĂ© s’étaient inclinĂ©s face au « Comandante », aidĂ© par le grand frère soviĂ©tique. Un bel exemple d’instrumentalisation du noble jeu au service de la politique ! L’aura du Che L’homme responsable du renouveau des Ă©checs cubains Ă©tait Ernesto « Che » Guevara. Il n’était pas prĂ©sent durant l’Olympiade, contrairement Ă* certaines dĂ©clarations que j’ai pu entendre. Depuis quelques temps, son Ă©toile avait pali, lâchĂ© par les SoviĂ©tiques qui ne supportaient plus son inflexibilitĂ©, son cĂ´tĂ© « petit prophète marxiste ». Le “Lider Maximo”, Fidel Castro, cherchait lui aussi Ă* s’en dĂ©barrasser. Après son Ă©chec d’exporter la RĂ©volution en Afrique en 1965, le Che Ă©tait de retour Ă* Cuba. De juillet Ă* septembre 1966, il se prĂ©parait dans la province de Pinar del Rio avec les hommes de son commando pour conduire la guĂ©rilla en Bolivie. S’il pouvait ĂŞtre encore Ă* Cuba au dĂ©but de l’Olympiade, il ne s’est jamais rendu sur les lieux du tournoi. Il Ă©tait sans doute dĂ©jĂ* parti pour la Bolivie avec la bĂ©nĂ©diction de Fidel car, selon son biographe Pierre Kalfon, le Che avait quittĂ© incognito La Havane le 23 octobre pour Moscou. Le 3 novembre, sa prĂ©sence est signalĂ©e Ă* l’aĂ©roport de La Paz en provenance de Madrid, via Sao Paulo. Il se dissimule sous le nom d’Adolfo Mena muni d’un passeport uruguayen.. « Son apparence est celle d’un intellectuel, chauve, lunettes noires, costume sombre, cravate. Il est pourvu d’un ordre de mission provenant de « la Organizacion de los Estados Americanos », mentionnant qu’il rĂ©alise une Ă©tude sur les relations Ă©conomiques et sociales en Bolivie (Source : Che Guevara de Jean Cormier aux Ed. du Rocher 1995). Le Che Ă©tait un vĂ©ritable passionnĂ©.. Il disposait d’une bibliothèque contenant quelques 500 ouvrages sur le jeu. La maĂ®trise de Castro Fidel, par contre, n’était qu’un modeste amateur, mais une partie de lui nous est restĂ©e. Elle s’est jouĂ©e Ă* la suite de « la partie Ă* quatre mains », mais laissons Ă* nouveau la parole Ă* Jesus Gonzalez Bayolo : « Alors que la partie s’était achevĂ©e en prĂ©sence d’une foule nombreuse, Fidel avait dit d’une voix autoritaire Ă* Filiberto Terrazas, pour que tout le monde puisse l’entendre : « Ces Messieurs ne nous ont pas laissĂ© jouer, je vous invite Ă* jouer une autre partie seulement entre vous et moi. Elle eut lieu après la cĂ©rĂ©monie de clĂ´ture et Fidel, avec les Noirs, remporta la victoire opposĂ© Ă* un gambit Roi. » â–* F. Terrazas –F. Castro Gambit du Roi (C34) La Havane 1966 1.e4 e5 2.f4 exf4 3.hf3 bd6 4.d4 h6 5.e5 bb4+ 6.c3 ba5 7.bxf4 g5 8.bg3 qe7 9.be2 d6 10.exd6 cxd6 11.qa4+ hc6 12.d5 bd8 13.dxc6 b5 14.qxb5 a6 15.qa4 g4 16.c7+ bd7 17.cxd8q+ rxd8 18.qd4 gxf3 19.qxh8 qxe2# 0-1 â–* A B C D E F G H 8 7 6 5 4 3 2 1 67 Je tiens Ă* remercier le MusĂ©e du Jeu de La Tour-de-Peilz pour m’avoir permis de consulter l’importante bibliothèque de feu Ken Whyld. www.museedujeu.ch GEORGES BERTOLA.
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